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Prochaine formation à l'examen d'agent immobilier à Jérusalem / Tel-Aviv

Formation à l’examen d’agent immobilier israélien

Session novembre 2017 – Tel Aviv / Jérusalem

Les prochaines formations à l'examen d'agent immobilier auront lieu du 21 au 28 novembre à Tel-Aviv *, en vue de l’examen d’agent immobilier israélien qui se tiendra en octobre 2017. Au terme de la formation et après avoir réussi l’examen, les élèves pourront obtenir la carte professionnelle permettant d’exercer la profession d’agent immobilier (metave’h) en Israël, dans une agence ou à leur compte. * Une formation est également prévue à Jérusalem, me contacter.

J’ai mis en place cette formation depuis 2006 en Israël, et j’ai préparé plusieurs centaines d’Olim francophones (avec un taux de réussite dépassant 75%) à l’examen organisé par le ministère israélien de la Justice, seul habilité à délivrer la carte professionnelle. Important : il n’est pas nécessaire d’être israélien pour travailler comme agent immobilier en Israël !

Niveau d'hébreu exigé

Cet examen est un examen théorique portant sur le droit israélien, qui a lieu 4 fois par an en Israël. Il s’agit d’un QCM (questionnaire à choix multiple), ce qui signifie qu’il n’est pas indispensable de savoir écrire en hébreu. Il n'est pas non plus nécessaire d'avoir un très bon niveau de lecture pour suivre le cours. Un niveau moyen est suffisant, à condition de fournir un travail personnel en plus des cours de préparation.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à me contacter par email pierre.lurcat@gmail.com ou par téléphone au 050 286 5143 ou 06 80 83 26 44  (France).

                                                Pierre Lurçat, avocat au barreau de Tel-Aviv

“Ouvrir les portes du droit israélien aux Olim de France”

 

(Interview parue dans Le Petit Hebdo)

 

Avocat en Israël depuis 1995, Pierre Lurçat est spécialisé depuis une dizaine d’années dans la formation professionnelle et dans la préparation des Olim aux examens et équivalences en droit israélien.

 

LpH : A qui s’adressent vos formations ?

 

P. Lurçat : A tous les francophones qui doivent passer des examens de droit israélien, qu’ils soient avocats ou diplômés en droit, experts-comptables ou agents immobiliers.

 

LPH : Pourquoi vous-êtes vous spécialisé dans ce domaine ?

 

P. Lurçat : J’ai constaté il y a longtemps que les francophones arrivant en Israël n’étaient pas beaucoup aidés à se préparer aux examens de droit, qui constituent souvent un obstacle à la fois technique et psychologique. De nombreux agents immobiliers exercent dans l’illégalité parce qu’ils n’ont pas réussi leur examen. Outre la difficulté linguistique, les examens de droit sont perçus comme difficiles du fait de la différence entre les systèmes juridiques français et israélien.

 

LPH : Quel est le niveau de droit requis pour passer les examens de droit israélien ?

 

P. Lurçat : Cela dépend évidemment du domaine concerné. L’examen d’agent immobilier requiert un niveau d’oulpan Beth + ou Guimel environ. Pour les examens d’équivalence d’avocat et d’expert-comptable, il faut un niveau plus élevé, au moins celui d’un oulpan Guimel. Mais quel que soit le niveau d’hébreu de départ, le plus important est la motivation et le travail…

 

LPH : Quels conseils donnez-vous aux candidats aux examens de droit israélien ?

 

P. Lurçat : Avant tout de ne pas se décourager ! J’ai rencontré de nombreux avocats et diplômés de droit en France qui renonçaient à passer les équivalences du barreau israélien avant même d’avoir essayé… Il faut dédramatiser les examens de droit en Israël, qui ne sont pas plus compliqués, et souvent moins, que les examens de droit en France. Le système juridique israélien, avec ses spécificités et son histoire particulière, demeure à de nombreux égards moins compliqué que le système juridique français. Et l’hébreu n’est pas plus difficile à apprendre que le français.

 

LPH : Quand ont lieu vos prochaines formations et comment s’inscrire ?

 

P. Lurçat : Les prochaines formations aux examens d’agent immobilier ont lieu début août à Jérusalem et début septembre à Tel-Aviv. Pour les experts-comptables et les avocats, les dates seront déterminées avec les élèves. Je donne aussi des formations à distance pour les candidats à l’alyah qui sont encore en France. Pour s’inscrire, le plus simple est de me contacter directement au 050-286 51 43 ou pierre.lurcat@gmail.com.

 

Nouveau! préparation aux examens d’obtention du diplôme israélien d’expert-comptable

PIL FORMATION - DEPUIS 2007

Après une première session en février, nouvelle formation en français et hébreu de préparation à l’examen israélien de droit commercial de l’Ordre des experts-comptables.

Formation en français par un avocat, possédant une expérience reconnue.

 

Prochaine session à Tel-Aviv / Jérusalem - octobre-décembre 2017

Etude des lois au programme et entraînement à partir des annales des examens de l'Ordre des experts-comptables

Inscriptions et renseignements auprès de PIL FORMATION

pierre.lurcat@gmail.com

 050 286 51 43 / 06 80 83 26 44

PREPARATION EN FRANCAIS AUX EXAMENS DE L’ISA - PIL FORMATION

Préparez les examens de l’ISA (Israel Securities Authority) pour devenir conseiller en investissements ou gestionnaire de portefeuille en Israël.

 

Programme de la formation - modules 1, 2 et 3 :

Les lois sur les titres et l'éthique professionnelle

Loi des sociétés, loi des actions en bourse, loi de l’investissement en partenariat et en fiducie, loi de régulation du conseil en investissement et en gestion de portefeuille, loi sur l’interdiction du blanchiment d’argent

Le module de droit des titres est animé par un avocat et celui d'éthique professionnelle est animé par une spécialiste de déontologie financière .

 

 

Prochaine session prévue en octobre 2017. Inscriptions et renseignements auprès de PIL FORMATION,

pierre.lurcat@gmail.com.

 

Prochaine formation à l’examen d’agent immobilier israélien à Paris

Vous voulez partir en Israël avec un projet professionnel concret. Vous êtes agent immobilier en France et souhaitez développer votre activité en Israël, dans le cadre d’un projet d’alyah ou simplement pour élargir votre clientèle ou pour découvrir le marché israélien.

Pour la première fois, il vous est possible de suivre à Paris une formation accélérée sur 10 jours, et de passer l’examen d’agent immobilier en Israël en octobre 2017. Cette formation se déroulera fin juin début juillet.

Les cours auront lieu à Paris 14e. Aucun diplôme ou connaissance préalable dans le domaine de l’immobilier ne sont requis pour suivre la formation. Il n’est pas nécessaire d’être citoyen israélien pour obtenir la carte d’agent immobilier!

Cette formation a lieu en Israël depuis 2006. Plusieurs centaines d’élèves venus de France exercent aujourd’hui la profession d’agent immobilier en Israël, après avoir suivi cette formation.

Si vous souhaitez plus d’informations sur la formation ou sur la profession d’agent immobilier en Israël, n’hésitez pas à me contacter par email ou par téléphone. Je vous ferai parvenir sur votre demande une fiche d’inscription à la prochaine formation.

Pierre Lurçat – Avocat au barreau de Tel-Aviv

06 80 83 26 44

pierre.lurcat@gmail.com

www.pierrelurcat.com

Pièges et dangers de l'achat d'un bien immobilier en Israël

L’affaire Island, relatée dans un récent article de la presse juive francophone *, illustre une des principales difficultés rencontrées par les acquéreurs de biens immobiliers en Israël : celle de ne pas être trompé sur la nature des droits qu’ils acquièrent et sur la portée juridique des contrats qu’ils signent.

 

Dans cette affaire, les acquéreurs avaient cru acheter des appartements dans un immeuble en bord de mer à Nétanya. Lors de la livraison du projet, en août 2010, ils ont découvert à leur stupéfaction que l’immeuble d’habitation s’était transformé en suite hôtelière et que leurs droits de propriété sur les appartements s’étaient volatilisés, pour faire place à un simple droit de jouissance et d’occupation d’une suite, similaire aux droits de time-sharing sur des appartements de vacances…

 

Cette affaire est emblématique des difficultés et des pièges rencontrés dans l’acquisition d’un bien immobilier, que nous allons passer en revue dans le présent article.

 

Comment lire un contrat dans une langue qu’on ne maîtrise pas?

 

L’obstacle de la langue est le premier - et souvent le principal - obstacle à l’achat d’un bien immobilier en Israël. La Loi sur la protection du consommateur de 1981 (ci-après : la “Loi”) considère que l’abus du fait que le consommateur ignore la langue dans laquelle est conclue la transaction constitue une “influence déloyale”, interdite par la Loi et sanctionnée sur le plan civil et pénal (d’une peine d’un an de prison et d’une amende, selon l’article 23 de la Loi).

 

Bien entendu, le consommateur qui acquiert un bien immobilier aura tout intérêt à être représenté par un avocat, qui l’aidera à comprendre la nature du contrat, sa portée et ses risques. Cela est d’autant plus indispensable si l’acquéreur ne maîtrise pas suffisamment l’hébreu pour lire le contrat, ce qui est le cas de la plupart des acquéreurs francophones.

 

A cet égard, un piège fréquent dans le cas de l’achat d’un appartement neuf est que le promoteur vous demandera de vous acquitter de frais juridiques, payés à son avocat, pour l’inscription de vos droits sur l’appartement acquis. Ces frais, récemment plafonnés par l’article 6ג de la Loi sur la vente d’appartements neufs de 1973, n’impliquent aucunement que vous êtes représentés par l’avocat du promoteur, même s’il est partiellement rémunéré par vous! En d’autres termes, vous participez aux frais juridiques sans être légalement représenté par cet avocat, qui défend les droits du vendeur / promoteur et non les vôtres!


C’est la raison pour laquelle il est indispensable d’être représenté par votre propre avocat, qui négociera pour vous les termes du contrat (rédigé à l’avance par le promoteur) et veillera à la protection de vos droits (en matière de garantie bancaire et financière notamment).

 

Un autre élément important à relever est le fait que votre avocat est redevable envers vous d’une obligation de conseil, qui implique de vous expliquer de manière détaillée les termes du contrat et leurs conséquences juridiques. Trop souvent, les avocats se contentent de faire parapher et signer le contrat, de manière presque automatique, sans prendre le temps de l’expliquer à leur client!

 

Ne pas se tromper sur la nature du contrat et des droits acquis.

 

Selon l’article 2 de la Loi sur la protection du consommateur de 1981, la nature et la substance du bien ou service acquis constituent un élément essentiel de la transaction, sur lequel il est interdit au professionnel de tromper le consommateur. Dans le cas de l’affaire Island, et dans toute acquisition d’un bien immobilier auprès d’un promoteur, l’acquéreur est bien un consommateur, face à un professionnel, qui bénéficie à ce titre des protections et des recours offerts par la Loi sur la protection du consommateur.

 

(A suivre…)

Pierre Lurçat, avocat au barreau de Tel-Aviv


*http://www.actuj.com/2016-07/israel/3846-l-affaire-island-reve-ou-cauchemar-immobilier-a-netanya

Le droit de la consommation en Israël : pourquoi cela vous concerne ?

Que vous soyez Israélien de naissance, « ancien immigrant » installé en Israël depuis plusieurs années, nouvel immigrant fraîchement arrivé, ou même simplement immigrant potentiel, vous êtes concerné par le sujet de cet article… Pourquoi ? Lors de mes études à l’ESSEC, mon professeur de droit disait qu’on « fait des contrats sans le savoir », par exemple lorsqu’on monte dans un autobus (ce qui équivaut à la conclusion tacite d’un contrat de transport [1]). Cela est d’autant plus vrai, s’agissant des contrats qui relèvent du droit de la consommation : on est consommateur à tout moment, parfois sans le savoir, et on devient consommateur israélien dès le jour où on pose le pied sur notre Terre, parfois même avant (si vous achetez un appartement neuf sur plan lors d’un salon de l’immobilier en France, sujet sur lequel nous reviendrons dans un article à part). C’est la raison pour laquelle tout nouvel immigrant français devrait acquérir des notions de droit de la consommation israélien, avant même de faire son alyah… C’est l’objet du présent article.

 

Qu’est-ce que le droit de la consommation ?

Le droit de la consommation est une branche du droit assez récente, qui s’est développée dans les pays occidentaux après la Deuxième Guerre mondiale, et surtout à partir des années 1970. En Israël, les principales lois en la matière ont été édictées dans les années 1980. Le droit de la consommation regroupe les dispositions légales et règlementaires visant à protéger le « consommateur » lorsqu’il contracte avec un « professionnel », pour acquérir un bien ou un service, ces expressions étant définies dans la loi.

De manière générale, le consommateur est considéré comme étant en situation de « faiblesse » face au professionnel (même lorsque ce dernier est honnête et de bonne foi), du fait de son ignorance des éléments techniques, plus ou moins complexes, relatifs à la transaction conclue. Ainsi, il est évident qu’un consommateur se trouve très souvent démuni face à un garagiste, lorsque sa voiture est en panne, ou face à un professionnel de la finance, lorsqu’il acquiert un produit d’épargne élaboré, pour ne prendre que deux exemples.

Pratiquement, le droit de la consommation recouvre toutes sortes de contrats conclus dans tous les domaines de la vie courante, tels que l’achat de biens de consommation et autres, meubles ou immeubles (allant des appareils électroménagers et produits alimentaires, à l’automobile et la maison d’habitation…) et le recours à des services de la part de prestataires dans les domaines les plus variés (banque, assurance, loisirs, abonnements divers, dépannages, etc.)

LIRE LA SUITE SUR MON BLOG

http://vudejerusalem.20minutes-blogs.fr/archive/2014/09/11/le-droit-de-la-consommation-en-israel-pourquoi-cela-vous-con-905131.html

Témoignages d'anciens élèves

"Je m’appelle Marc, j’ai 50 ans et je suis spécialisé en informatique.. Avant mon départ en Israel cet été, j’ai suvi les cours de préparation à l’examen pour obtenir l’autorisation d’exercer la profession d’agent immobilier en Israël donnés par Pierre Lurçat  de septembre 2015 à Décembre 2015.

 

Je me suis dit que cela pourrait m’ouvrir d’autres opportunités en Israël en plus de celles de mon corps de métier.

Je savais lire l’hébreu et j’avais déjà suivi une ou deux années d’oulpan. J’ai réussi cet examen du premier coup, en assistant régulièrement au cours de Pierre, en soirée à raison d’une fois par semaine, et en révisant sérieusement toutes les annales des précédents examens, rien de plus.

 

Ces cours sont complets et très pédagogiques : ils permettent d’acquérir le vocabulaire usuel lié à l’ immobilier en hébreu, de comprendre la spécificité du contexte  juridique lié à la profession ainsi que de comprendre les consignes des examens. Ils sont bien calibrés pour réussir à l’examen.

 

Par ailleurs, Pierre Lurçat a rendu ces cours intéressants et accessibles. Je ne peux que recommander cette formation qui permet à la fois de progresser en hébreu moderne, en complément d’un cours d’oulpan  et d’obtenir le droit d’exercer le métier en Israël, en activité principale ou complémentaire". 

Les métiers de la finance en Israël par Pierre Lurçat, avocat au barreau de Tel-Aviv

 Le présent article contient des informations d’ordre général sur les métiers de la finance en Israël et les conditions requises pour exercer une activité professionnelle dans le domaine de la finance. Pour de plus amples informations, contactez l’Autorité des marchés israélienne, ou l’auteur de l’article (coordonnées en bas de page).

 

L’accès aux professions de la finance est réglementé par la Loi sur l’organisation de l’activité de conseil en investissement, de commercialisation et de gestion de portefeuille de 1995 (« la Loi »). Cette loi définit la procédure pour obtenir un permis d’exercice dans les domaines de l’investissement, les différents types de permis d’exercice et les droits et obligations afférents à chacun (article 1 de la Loi). La Loi distingue trois types d’activité distincts : le conseil en investissement (יעוץ השקעות), la vente de produits d’investissement (שיווק השקעות) et la gestion de portefeuille d’investissement (ניהול תיקי השקעות).

Le conseil en investissement

Le conseil en investissement est défini comme l’octroi de conseils (directement ou indirectement) par quelque moyen que ce soit (publicité, lettre, etc.) à un tiers, concernant la rentabilité de l’investissement dans des titres ou actifs financiers. La loi précise que les titres incluent toutes les catégories de titres, y compris ceux émis par l’Etat et les titres étrangers, à l’exception des produits indiciels.

 

La vente de produits d’investissement

 

La vente de produits d’investissement est définie comme l’octroi de conseils concernant la rentabilité de l’investissement ou d’une transaction sur des titres ou actifs financiers, lorsque celui qui octroie les conseils a un lien avec l’actif concerné. On considère que le vendeur a un lien avec l’actif dans les deux cas suivants :

1) L’actif financier est géré par lui ou a été émis par lui

2) Cette personne (ou une personne agissant pour son compte) recevra un avantage, direct ou indirect, en conséquence de l’octroi du conseil.

 

La gestion de portefeuille

La gestion de portefeuille est la situation dans laquelle une personne (le gestionnaire) réalise des opérations et des transactions, selon son appréciation, sur les comptes d’autres personnes.

La distinction entre les trois types d’activité est donc la suivante : dans le conseil et la vente d’investissements, le prestataire de services financiers propose au client plusieurs alternatives, mais c’est le client qui décide en dernière alternative et qui donne l’instruction pour réaliser l’investissement. Dans la gestion de portefeuille, c’est le gestionnaire qui prend les décisions d’investissement et qui donne, selon sa propre appréciation, les instructions pour réaliser les transactions. 

 

 

Selon l’activité concernée, la loi israélienne exige du prestataire de services financiers qu’il détienne un permis correspondant (article 2 de la Loi) : pour le conseil et la vente d’investissements : le prestataire devra détenir un permis de conseil et de vente. Avec ce permis, il pourra exercer à titre indépendant, ou en tant que salarié d’une société (laquelle devra aussi détenir un permis dans certains cas).

Pour la gestion de portefeuille, il faut détenir un permis de gestion de portefeuille. Attention : l’activité de gestionnaire de portefeuille ne peut être exercée que dans le cadre d’une société de gestion de portefeuille, détenant elle aussi un permis adéquat, et pas à titre indépendant !

Le permis de gestion de portefeuille permet également à son titulaire de conseiller ou de vendre des placements (l’un ou l’autre), suivant qu’il a un lien avec un actif financier quelconque ou pas. S’il n’a aucun lien avec un actif, le gestionnaire de portefeuille pourra s’occuper aussi de donner des conseils en investissement, et s’il a un lien avec un actif financier, il pourra s’occuper aussi de vente de produits d’investissement.

Activités ne nécessitant pas l’obtention d’un permis :

Outre les activités mentionnées ci-dessus, il existe certaines activités financières qui ne nécessitent pas l’obtention d’un permis (art. 3 de la Loi) :

1. Les conseils ou la gestion de portefeuille par une personne privée, pour le compte de 5 clients par an au maximum (par ex. des amis).

2. Les conseils en investissement donnés dans les médias, notamment par un journaliste économique et financier (sous réserve que le journaliste précise s’il a ou non un intérêt personnel, et qu’il indique que ses conseils ne sont pas des conseils personnalisés).

3. Conseils en investissement donnés dans le cadre de la commission d’investissement ou du conseil d’administration d’une société, destinés à la société elle-même.

4. Gestion du portefeuille d’investissement d’une société dans le cadre d’une fonction au sein de la société.

5. Conseils ou gestion de portefeuille au bénéfice des membres de sa famille.

6. Conseils donnés par une société ayant pour activité l’estimation de valeur de sociétés.

7. Conseils ou gestion de portefeuille par un expert-comptable, avocat ou conseil fiscal. (A suivre…)

NB. Pour plus d'informations sur le thème de l'article et sur les formations aux examens de l'ISA, contacter l'auteur :

 

 

 

Pierre Lurçat

Avocat au barreau de Tel-Aviv

06 80 83 26 44

pierrelurcat@orange.fr

www.pierrelurcat.com

 

Traduction

J’effectue des traductions juridiques, économiques, financières et de tous types de documents pour des clients institutionnels ou privés (cabinets d’avocats, banques, tribunaux).

De nombreuses organisations ont déjà fait appel à mes compétences telles que MEMRI.

Les risques de l’acquisition immobilière dans le cadre d’un groupement d’achat en Israël

Ces dernières années, l’acquisition immobilière dans le cadre d’un groupement d’achat (קבוצת רכישה) s’est beaucoup développée en Israël, et de nombreux acquéreurs francophones sont attirés par ce mode d’acquisition d’un bien. Avant de décider d’acheter dans un tel cadre, il convient d’en connaître, ne serait-ce que de manière succincte, les principaux risques, pour prendre une décision informée. C’est l’objet du présent article.

Selon la loi (Loi sur la fiscalité de l’immobilier de 1963), un groupement d’achat est défini ainsi : « Groupe d’acquéreurs qui s’organisent en vue d’acheter un droit sur un terrain et de construire un immeuble sur ce terrain, par l’intermédiaire d’une entité organisatrice ». Cette définition sommaire ne donne qu’un aperçu très partiel du groupement d’achat. Dans le cadre de cet article, nous examinerons les différents types de groupements d’achat, leurs éléments caractéristiques, avant de nous arrêter plus longuement sur les risques inhérents à cette forme d’acquisition.

 

  1. Différents types et caractéristiques des groupements d’achat

Pour définir simplement le groupement d’achat, on peut dire qu’il s’agit de plusieurs investisseurs qui se regroupent pour acheter un terrain en indivision, qui obtiennent eux-mêmes le permis de construire et font ensuite appel à un entrepreneur pour construire l’immeuble, avant de répartir les appartements entre eux.

Un des éléments caractéristiques du groupement d’achat est celui de l’entité organisatrice (גורם מארגן), qui réalise différentes opérations pour le compte du groupement d’acquéreurs (lequel ne jouit pas de la personnalité morale, s’agissant d’un regroupement de personnes effectué dans le seul but de l’acquisition et de la construction).

 

 

Les différents acquéreurs sont liés entre eux par un contrat d’indivision (הסכם שותפות) qui régit leurs relations mutuelles. Parfois, les acquéreurs se connaissent préalablement à l’achat (ce qui leur permet de savoir à l’avance qui seront leurs futurs voisins). Il peut aussi s’agir d’un groupement d’achat sur une base sociologique bien précise (par exemple, dans le secteur religieux ‘harédi ou dati-léoumi). Le plus souvent toutefois, le groupement sera ouvert à tout investisseur potentiel.

Afin de bénéficier d’un avantage fiscal en matière de taxe d’acquisition (מס רכישה), la procédure d’acquisition doit nécessairement se faire en deux temps bien distincts : dans un premier temps, l’acquisition du terrain, et dans un second temps, la construction de l’immeuble. Si ce principe est respecté dans la pratique, les acquéreurs ne paieront la taxe d’acquisition que sur la valeur du terrain vide, et non sur celle de l’appartement construit.

L’acquisition dans ce cadre permettra aux membres du Groupement d’achat d’économiser entre 10 et 20 % sur le prix du bien, par rapport à un achat classique face à un promoteur. Cette économie non négligeable est toutefois assortie de risques non moins importants, qu’il convient de garder à l’esprit lorsqu’on achète dans un tel cadre. Nous allons les passer en revue ci-dessous.

  1. Risques liés à l’acquisition dans le cadre d’un groupement d’achat

Incertitude quant au coût final. C’est un des risques les plus importants : le prix final de chaque appartement ne peut être connu avec une certitude absolue au début du projet, et chaque erreur d’évaluation des coûts de construction et autres par les membres du groupement peut se répercuter sur le coût de revient final de leurs appartements. Dans un achat à un promoteur, le coût final est souvent plus élevé, mais il est presque toujours connu d’avance et avec certitude, ce qui n’est pas le cas dans un groupement d’achat.

Incertitude quant à la date de livraison. Dans un achat classique, le promoteur s’engage à livrer l’appartement dans un certain délai, et tout retard de livraison donne lieu à une indemnisation prévue au contrat (sauf cas de force majeure). Dans le cas d’un groupement d’achat, par contre, le terrain est acquis le plus souvent sans aucune étape de planification et sans permis de construire. Il appartient aux membres du groupement de se charger de toutes les étapes de la planification, de l’enregistrement et de la construction.

Incertitude quant aux normes de construction. L’acquéreur dans le cadre d’un groupement d’achat ne reçoit pas de spécifications techniques (מפרט טכני), document détaillant le contenu et les matériaux de construction utilisés qui fait partie du contrat en cas d’acquisition à un promoteur, conformément à la Loi sur la vente d’appartements neufs de 1974. Dans la suite de cet article, nous verrons quels sont les autres risques liés à l’acquisition dans le cadre d’un groupement d’achat. (A suivre…)

 

Pierre Lurçat, avocat au barreau de Tel-Aviv, demeurant actuellement à Paris, vous conseille pour l’acquisition d’un bien en Israël (contrats, transactions, traduction juridique). Tél. 06 80 83 26 44

 

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